Donation et succession
Abattement personnel selon le lien de parenté, barème progressif par tranches, rappel fiscal des donations consenties depuis moins de quinze ans, et leviers usuels : don familial de somme d’argent, démembrement, pacte Dutreil.
1 · Le bénéficiaire
2 · Rappel fiscal des quinze ans
Au-delà de quinze ans, les donations antérieures sont hors rappel : l’abattement se reconstitue en totalité.
3 · Leviers d’optimisation
Droits à acquitter
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Net reçu par le bénéficiaire
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Taux moyen sur la base taxable
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Formation de la base taxable
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| Base taxable | {{ baseTaxableLabel }} |
Barème progressif appliqué
| Tranche | Fraction taxée | Taux | Droits |
|---|---|---|---|
| {{ t.tranche }} | {{ t.montant }} | {{ t.taux }} | {{ t.impot }} |
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Variantes chiffrées
| Hypothèse | Base taxable | Droits |
|---|---|---|
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Notes du dossier
{{ baremeFootnote }} Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés en succession. Calcul indicatif, hors réserve héréditaire, rapport civil et frais d’acte.
Trois paramètres déterminent le coût d’une donation : le lien de parenté, le montant, et la date de la précédente.
Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant en franchise de droits, 31 865 € à un petit-enfant, 15 932 € à un frère ou une sœur, 7 967 € à un neveu ou une nièce. Au-delà, le barème progressif s’applique : 5 % jusqu’à 8 072 €, puis des tranches croissantes jusqu’à 45 % au-delà de 1 805 677 € en ligne directe. Entre personnes non parentes, le taux est de 60 % dès le premier euro après un abattement symbolique.
Les abattements se reconstituent tous les quinze ans : une donation antérieure de moins de quinze ans est rapportée pour le calcul des droits de la nouvelle. S’y ajoute le don familial de somme d’argent, plafonné à 31 865 €, cumulable avec l’abattement ordinaire à condition que le donateur ait moins de 80 ans et le bénéficiaire plus de 18 ans.
Un couple donne un appartement de 400 000 € à ses deux enfants. Chaque parent donne 100 000 € à chaque enfant, soit 400 000 € couverts par les quatre abattements : aucun droit n’est dû. Si la même opération avait été réalisée huit ans après une première donation de 60 000 € par enfant et par parent, seuls 40 000 € d’abattement seraient restés disponibles par ligne, et les droits auraient atteint plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Qui paie les droits de donation ?
En principe le donataire, mais le donateur peut les acquitter sans que cette prise en charge soit elle-même taxée : c’est un moyen simple d’augmenter la libéralité.
Que change une donation en nue-propriété ?
Les droits ne portent que sur la valeur de la nue-propriété, déterminée par l’âge du donateur selon le barème de l’article 669 du CGI. À son décès, l’usufruit s’éteint sans droits supplémentaires.
Une donation peut-elle être remise en cause ?
Oui, au décès : les donations sont rapportées à la succession et réduites si elles portent atteinte à la réserve héréditaire des enfants.